Mazzini fonde, à Marseille, la Sté secrète "Giovine Italia (jeune Italie) et lutte pour l'unité de la péninsule.
Janvier
04/01Les troupes françaises occupent la ville d'Oran.
10/01Le drame "Napoléon" de Dumas père est créé au théâtre de l'Odéon à Paris.
15/01Hugo achève la rédaction de "Notre-Dame de Paris".
Février
02/02Mérimée est nommé chef de bureau au ministère de la marine.
15/02Deuxième jour d'émeute dans les quartiers (Quartier Saint-Germain-des-Prés ?) de Saint-Germain-Auxerrois et de l'archevêché à Paris.
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Dumas démissionne de ses fonctions de bibliothécaire.
20/02Le ministre de la guerre Soult présente à la Chambre son rapport sur la loi Gouvion-Saint-Cyr (1818) sur le recrutement : il démontre que le système de volontariat combiné au tirage au sort et à la possibilité de se faire remplacer n'a pas permis d'augmenter suffisamment les effectifs, et montre que les procédures d'avancement contribuent à maintenir le surencadrement.
28/02La France de Louis-Philippe occupe Ancône (territoire pontifical), sous prétexte de lutte contre l'influence autrichienne.
Mars
04/03Abolition en France du commerce d'esclaves.
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Delacroix est nommé chevalier de la Légion d'honneur.
09/03La Légion étrangère est créée par l'ordonnance du roi des Français Louis-Philippe.
12/03Une ordonnance supprime pour les instituteurs l'obligation d'un certificat du curé.
13/03Perier devient Premier Ministre, en remplacement de Laffitte.
15/03Hugo publie "Notre-Dame de Paris", un roman historique, avec un succès immédiat.
18/03Champollion devient professeur au Collège de France, titulaire de la chaire d'archéologie égyptienne, créée pour lui par ordonnance royale.
21/03Une Ordonnance royale annonce la formation en Afrique de bataillons et d'escadrons de Zouaves.
22/03Garibaldi, embarqué comme second sur le brigantin la Clorinde, part de Marseille.
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Création de la Légion étrangère française.
24/03Chateaubriand publie "De la Restauration et de la monarchie élective".
Avril
07/04Une Ordonnance royale décide "que la statue de Napoléon sera rétablie sur la colonne de la place Vendôme" à Paris.
10/04La loi aggrave l'article 291 du code pénal qui prohibe toute association non autorisée de plus de 20 personnes.
17/04Stendhal devient consul de France à Civita Vecchia.
18/04Une ordonnance royale règle les conditions d'enseignement pour les membres des associations religieuses. Elle confirme l'obligation du service militaire pour les sujets d'une congrégation non autorisée.
19/04La loi électorale, qui ramène de 300 Fr à 200 Fr le cens d'électorat et de 1000 Fr à 500 Fr le cens d'éligibilité, est promulguée.
26/04H. de Bougainville est nommé Commandeur de la Légion d'honneur.
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Hortense de Beauharnais et le roi Louis-Philippe ont une entrevue secrète.
Mai
01/05Orfila est nommé doyen de la Faculté de médecine de Paris.
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Ricard est mis à la retraite de l'armée.
06/05Mérimée reçoit la légion d'honneur.
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Hortense de Beauharnais et son fils Louis-Napoléon [III] quittent Paris.
08/05Louis XV décide de subventionner la construction navale en Nouvelle-France. Entre 1732 et 1735, grâce à l’appui des autorités royales, 18 navires sont construits avec du bois provenant surtout de la seigneurie de Terrebonne.
09/05Lors du banquet Aux Vendanges de Bourgogne, Galois lève son verre, un poignard à la main, disant "À Louis-Philippe… s'il trahit!".
10/05Champollion donne sa leçon au Collège de France.
21/05À Paris (France), Daguerre communique à son associé Niépce la découverte accidentelle de l’impressionnabilité de l’iodure d’argent par la lumière, base de la photographie.
Juin
10/06Pierre Ier débarque à Cherbourg.
15/06Le mathématicien français Évariste Galois est traduit en justice pour avoir menacé le roi Louis-Philippe de France.
Juillet
05/07Thiers est élu député d'Aix.
11/07
Le combat du Tage est livré entre la marine française et les forts qui protègent l'embouchure du Tage et l'entrée de Lisbonne. La flotte française force le passage et réussit à prendre position devant la capitale portugaise. Le Portugal refusant de reconnaître la Monarchie de juillet, le gouvernement français prend prétexte des poursuites judiciaires introduites à l'encontre de deux ressortissants français et considérées, à tort ou à raison, comme iniques, pour entreprendre à son encontre une expédition militaire dont le véritable but est d'amener le souverain portugais dom Miguel à reconsidérer sa position.
14/07Généralois est arrêté, à la tête de plusieurs centaines de manifestants, sur le Pont-Neuf à Paris.
Août
12/08L'intervention française oblige Guillaume Ier des Pays-Bas à abandonner sa tentative de réprimer la Révolution belge.
Septembre
09/09Cadet de Vaux est nommé Commissaire du Roi Charles près la Municipalité d'Alger.
Octobre
18/10Les chefs d'atelier des soieries demandent au préfet du Rhône Bouvier-Dumolart de réinstaurer un tarif minimum pour les travaux à façons des Canuts.
25/10Alors que 6000 Canuts et chefs d'atelier viennent de manifester, une délégation de patrons et de Canuts, réunie sur la proposition du préfet Bouvier-Dumolart, établit un tarif minimal pour le prix des façons et confie au Conseil des Prud'hommes la charge d'en surveiller l'application.
Novembre
01/11
L'instruction de l'affaire de l'auberge de Peyrebeille à Lanarce (Ardèche) commence.
10/11104 fabricants de soieries tiennent l'intervention du préfet pour démagogique et les concessions de leurs représentants pour des marques de faiblesse: ils refusent d'appliquer le tarif, qu'ils dénoncent comme exorbitant, arguant d'une baisse des ventes et d'une entrave à la liberté des marchés.
14/11Les croquades de Poires de Philipon deviennent le symbole de la lutte des Républicains contre le régime de la monarchie de Juillet du roi des Français Louis-Philippe.
15/11Au Havre, un arrêté interdit d'étendre du linge aux fenêtres.
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Le traité de Londres, signé par la Grande-Bretagne, l'Autriche, la France, la Prusse, la Russie et la Belgique, stipule l'indépendance de cette dernière et sa neutralité permanente.
19/11Drouet est créé pair de France.
21/11Plusieurs centaines de tisseurs parcourent la Croix-Rousse, qui est alors une commune distincte de Lyon. Ils obligent ceux qui travaillent encore à arrêter leurs métiers à tisser, puis descendent de la Croix-Rousse par la montée de la Grande-Côte jusqu’à la rue Vieille-Monnaie. La 1re légion de la Garde nationale, composée principalement de négociants et qui barre le passage, fait feu. Trois ouvriers sont tués, plusieurs sont blessés. Les canuts remontent à la Croix-Rousse et alertent la population en criant : « Aux armes, on assassine nos frères. » On s’arme de pioches, de pelles, de bâtons, quelques-uns ont des fusils. Des barricades sont dressées et les ouvriers marchent sur Lyon. Bientôt, les tisseurs de la Croix-Rousse sont rejoints par ceux des Brotteaux et de la Guillotière.
22/11Un combat sanglant a lieu au pont Morand. Les soldats et gardes nationaux, battus, renoncent à contrôler la Grande-Côte et la montée Saint-Sébastien et les ouvriers prennent possession de la caserne du Bon-Pasteur et pillent les armureries. Des ouvriers de tous les quartiers se joignent aux canuts qui sont bientôt maîtres de toute la ville, à l’exception du quartier des Terreaux. Plusieurs corps de garde de l’armée ou de la Garde nationale sont attaqués et incendiés. L’infanterie essaie vainement de les arrêter, puis recule sous les tuiles et les balles, tandis que la Garde nationale, dont nombre de membres se recrutent parmi les canuts, passe du côté des émeutiers. Bataille de la place des Bernardines (aujourd'hui boulevard de la Croix-Rousse). Au terme d’une rude bataille – environ 600 victimes dont quelque 100 morts et 263 blessés côté militaire, et 69 morts et 140 blessés côté civil –, les émeutiers se rendent maîtres de la ville.
23/11Les autorités lyonnaises quittent la ville alors que les agitateurs républicains tentent de récupérer le mouvement, mais à l'unanimité les Canuts refusent cette intrusion du politique dans le social. Leur bannière est noire et non tricolore.
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Les insurgés sont maîtres de la ville et se gardent de tout pillage. Ils occupent l’hôtel de ville, mais leurs chefs, qui n’étaient « entrés en grève » que pour obtenir la correcte application de l’accord collectif, ne savent plus que faire de leur victoire. Un comité insurrectionnel se forme sous l’impulsion de quelques républicains, mais ne prend pas de mesures concrètes, faute d’un véritable programme et aussi du soutien des canuts, qui refusent de voir leur mouvement récupéré à des fins politiques.
24/11
Les Poires, dessin de Daumier paru dans La Caricature, deviennent le symbole de la lutte des républicains contre le régime de la monarchie de Juillet du roi des Français Louis-Philippe.
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Les insurgés Canuts forment un gouvernement provisoire à l'Hôtel de ville de Lyon.
25/11Perier s’exprime devant la Chambre des députés : il annonce que le duc d’Orléans, fils aîné du roi, et le maréchal Soult, ministre de la Guerre, se mettent à la tête d’une armée de 20 000 hommes pour reconquérir Lyon. Louis-Philippe les engage à la fermeté, mais leur interdit de recourir à des exécutions capitales. Il se montre très critique vis-à-vis du préfet mais reste prudent sur le tarif.
28/11Le duc d’Orléans, fils du roi Louis-Philippe, et le maréchal Soult s’installent à Trévoux où ils attendent que le calme revienne dans Lyon.
Décembre
05/12Le duc d'Orléans et le Maréchal Soult entrent dans Lyon avec 20000 soldats pour mater la révolte. Le Gouvernement révoque le préfet, licencie la garde nationale, abroge le tarif et décide la construction d'un fort, pour séparer la ville de Lyon au carrefour de la Croix-Rousse. 90 ouvriers sont arrêtés et 11 sont poursuivis.
06/12Le préfet est révoqué, la Garde nationale dissoute et une importante garnison est placée dans la ville.
07/12Le tarif est annulé. Fin de la première Révolte des Canuts.
13/12Champollion est victime d'une attaque alors qu'il donne sa leçon au Collège de France.
15/12Daumier publie le dessin "Gargantua" caricaturant le roi Louis-Philippe dans "La Caricature".
26/12Le Premier Ministre Périer déclare que la révolte des Canuts a voulu s'armer "contre la liberté du commerce et de l'industrie" et que "la Sté ne se laisserait pas menacer impunément".